L’Almanach international

Parce que chaque jour est important quelque part dans le monde

1821, Mexique, drapeau, 24 février Bruno Teissier 1821, Mexique, drapeau, 24 février Bruno Teissier

24 février : le Jour du drapeau mexicain

Ce Jour du drapeau mexicain a été institué par le président Lázaro Cárdenas, le 24 février 1934, mais la bannière mexicaine remonte à plus de deux ans.

 

Ce Jour du drapeau mexicain (Día de la bandera mexicana) a été institué par le président Lázaro Cárdenas, le 24 février 1934. À ceux qui affirment que le drapeau de l’Italie et celui du Mexique sont semblables, mis à part l’aigle qui figure au centre du second, les Mexicains font remarquer que leur drapeau est celui d’un État plus ancien. C’est celui du Premier Empire du Mexique d’Agustín de Iturbide, fondé en 1821 et qu’il sera vraiment fixé pour la république en 1823, à quelques détails près. En revanche, le Royaume d’Italie n’a été fondé en 1860, mais le drapeau italien est un bien antérieur. Le débat de l’antériorité reste ouvert et ne sera jamais tranché.

La date choisie est celle du premier projet de constitution formulé pour le Mexique à l’issue de la guerre d’indépendance et annoncé le 24 février 1821. Ce projet constitutionnel est connu comme le plan d'Iguala ou plan des Trois Garanties (Plan Trigarante). 

Dans la déclaration du plan d'Iguala, Iturbide décrivait le drapeau trigarante : vert, blanc et rouge, mais en bandes diagonales. Les couleurs du drapeau garantissaient certains droits : le blanc symbolisait la religion catholique ; le vert affirmait l'indépendance du Mexique vis-à-vis de l'Espagne et le rouge représentait l'égalité des Mexicains et des Espagnols.

À la fin de l'Empire d'Agustín de Iturbide en 1823, le Congrès constituant, en vue d’établir une république fédérale, fixe officiellement le drapeau national, en conservant les couleurs verte, blanche et rouge, mais cette fois en bande verticale, comme le drapeau italien. La couronne impériale sur l’aigle est supprimée et les symboles républicains que sont les branches de laurier et de chêne sont ajoutés.

Au milieu du XIXe siècle, avec l'arrivée de Benito Juárez à la présidence du pays, la signification de ses couleurs a été modifiée, conséquence de la séparation de l'État et de l'Église. Le vert symbolise désormais l’espoir ; le blanc : l'unité et le rouge, le sang des héros nationaux.

Le 30 décembre 1880, le président Porfirio Díaz décréta que l'aigle serait représenté tourné vers l'avant avec les ailes déployées, dans le style français de l'époque.

Pendant la Révolution mexicaine, le président Venustiano Carranza décida, le 20 septembre 1916, que l'aigle soit représenté de profil gauche, perché sur un cactus qui pousse sur un rocher entouré d'eau et orné dans le bas de branches de chêne et de laurier. Tel qu’il est aujourd’hui.

La dernière loi sur les armoiries et le drapeau du Mexique est entrée en vigueur le 24 février 1984. Elle prévoit notamment que Le 24 février est solennellement institué Jour du Drapeau. Ce jour-là, des programmes spéciaux de radio et de télévision doivent être diffusés pour diffuser l’histoire et la signification du drapeau national. À cette date, les autorités organisent des événements civiques pour commémorer, vénérer et exalter le drapeau national. Les honneurs doivent être rendus au Drapeau national de manière obligatoire les 24 février, 15 et 16 septembre et 20 novembre de chaque année.

Un article de l'Almanach international des éditions BiblioMonde, 24 février 2025

Le lever du drapeau sur la place du Zocalo, à Mexico, devant le Palais présidentiel

 
Lire la suite
1948, Canada, Québec, drapeau, 21 janvier Bruno Teissier 1948, Canada, Québec, drapeau, 21 janvier Bruno Teissier

21 janvier : le Québec fête son drapeau, le Fleurdelisé

Le 21 janvier 1948, le drapeau du Québec, une croix blanche sur fond bleu assorti de quatre fleurs de lys, a été hissé pour la première fois sur la tour centrale de l'hôtel du Parlement.

 

Le gouvernement du Québec invite les Québécoises et les Québécois à célébrer ce mardi 21 janvier le 77e anniversaire de la levée du drapeau du Québec, le Fleurdelisé, un symbole qui évoque le caractère culturellement distinct de la nation québécoise par rapport au reste du Canada. En effet, c’est le 21 janvier 1948 que le drapeau du Québec, une croix blanche sur fond bleu assorti de quatre fleurs de lys, a été hissé pour la première fois sur la tour centrale de l'hôtel du Parlement.

Il venait remplacer le Red Ensign, le pavillon bleu, impopulaire car il arborait l'Union Jack sur un quart de son fond beu roi. Jusque-là, le Québec n’avait pas de drapeau très défini hormis cette bannière, imposée en 1868, rappelant la domination anglaise. Auparavant, les drapeaux utilisés étaient soit le Tricolore français soit la croix blanche sur le fond beu roi. Le lys héraldique, symbole des rois de France, décliné en différentes couleurs selon les régions, s'est aussi imposé comme symbole des Français d'Amérique puis de la francophonie nord-américaine. Et c’est bien un hasard du calendrier si les Québécois célèbrent leur drapeau à fleurs de lys le jour anniversaire de la mise à mort du roi Louis XVI.

C’est René Chaloult, un homme politique nationaliste, qui siégeait alors comme député indépendant à l'Assemblée législative du Québec, qui proposa en 1947 de créer un nouveau drapeau provincial pour remplacer le Red Ensign. On discuta sur plusieurs options. Finalement, on opta pour une version un peu modifiée d’une bannière qui aurait été brandie par la milice canadienne-française à la bataille de Carillon en 1758.

C’est le 9 mars 1950 que le Parlement du Québec a adopté la loi régissant l'utilisation du drapeau. La dernière version de cette loi a été adoptée en 2002. Quant au Jour du Drapeau, le 21 janvier, il a été instauré officiellement par décret en 1998, lors des célébrations du 50e anniversaire du drapeau du Québec. Cette journée a été entérinée en 1999 par la Loi sur le drapeau et les emblèmes du Québec. Cette loi établit en même temps les autres symboles officiels du Québec, ses armoiries comme emblème de l'État, le bouleau jaune comme arbre emblématique, l'iris versicolore comme emblème floral et le harfang des neiges comme oiseau symbole du Québec.

Il existe un autre drapeau québécois, vert-blanc-rouge en bandes horizontale, le drapeau dit “des patriotes” ou “tricolore bas-canadien” créé au XIXe siècle qui est toujours utilisé lors de la Journée nationale des patriotes mais aussi brandi lors de manifestations d’extrême droite, antivax ou pro-Trump.

Quant au Canada, c’est le 15 février qu’il fête son drapeau à la feuille d’érable, adopté en 1965 seulement.

Un article de l'Almanach international des éditions BiblioMonde, 19 janvier 2025

 
Lire la suite
1945, États-Unis, 28 décembre, fête patriotique Bruno Teissier 1945, États-Unis, 28 décembre, fête patriotique Bruno Teissier

28 décembre : le serment d’allégeance des États-Unis d’Amérique

Aux États-Unis, l’idée d’un serment d’allégeance à la patrie remonte à la fin du XIXe siècle, quand l’arrivée massive de migrants nécessita de former de jeunes patriotes américains. La cérémonie a été modifiée à plusieurs reprises et, plus récemment, une référence à Dieu a été rajoutée.

 

Aux États-Unis, l’idée d’un serment d’allégeance à la patrie remonte à la fin du XIXe siècle, à l’époque où l’arrivée massive de migrants nécessita de former de jeunes patriotes américains. Dans les écoles, on se mit à faire réciter ce serment aux écoliers en leur présentant le drapeau.

Ce n’est toutefois qu’en 1945, le 28 décembre précisément, que ce serment a été reconnu par le Congrès. L’anniversaire de cette reconnaissance officielle, le Pledge of Allegiance Day, est fêté par l’armée mais elle n’est pas une célébration fédérale. Depuis 2004, elle fait l’objet de cérémonies locales et selon les États, elle est marquée avec plus ou moins de ferveur.

En voici la dernière version du serment mais ce n’est pas celle de 1945 : « Je jure allégeance au drapeau des États-Unis d’Amérique et à la République qu’il représente, une nation sous l’autorité de Dieu, indivisible, avec liberté et justice pour tous. »

Le texte de ce serment a, en effet, été modifié plusieurs fois. Contrairement à ce que l’on pourrait penser la référence à Dieu : « under God », que l’on peut traduire par « sous l'autorité de Dieu » n’a été introduite qu’en 1954, en pleine guerre froide. Il s’agissait, disait-on à l’époque, de se distinguer de l’athéisme imposé par les États communistes. Le président Eisenhower venait, un an plus tôt, de se faire baptiser presbytérien. Il appuya fortement cette initiative, contestée et contestable, qui venait des milieux conservateurs.

En effet, cette allégeance à Dieu contredit pleinement l’article premier de la déclaration des Droits : « Le Congrès n'adoptera aucune loi relative à l'établissement d'une religion, ou à l'interdiction de son libre exercice ; ou pour limiter la liberté d'expression… » Habilement, la Cour suprême s’est toujours débrouillée pour ne pas avoir à statuer sur la conformité de ce serment avec la constitution américaine. Tout juste a-t-elle admis que l’on puisse avoir la liberté de refuser de prononcer ce serment sans être sanctionné. Rares sont les écoliers qui s’y risquent.

Les Américains se sont habitué à cette injonction de croire en Dieu, « In God we trust » n’est-elle pas la devise du pays. Les premiers timbres-poste où figure cette devise sont apparus en 1954. Depuis 1955, elle est également inscrite sur les billets de banque… ceci en dépit de la séparation (officielle) de l’État et des Églises.

Un article de l'Almanach international des éditions BiblioMonde, 27 décembre 2024

Photo : Rebecca Westfall, une infographie de l’Armée américaine (2020)

Outre le texte du serment, la gestuelle aussi a changé plusieurs fois. Dans les année 1930, le bras tendu vers le drapeau s’apparentait trop à celui de l’Allemagne nazie. En 1942, on lui préféra la main sur le cœur, un geste qui a ensuite traversé l’Atlantique pour s’imposer aujourd’hui en Europe lorsqu’on joue les hymnes nationaux.

Le salut dit de Bellamy, dans les années 1920 et 1930

Des écoliers récitent le serment d'allégeance en 1899, Washington, DC

 
Lire la suite
1946, Irak, 17 décembre, drapeau, Kurdistan Bruno Teissier 1946, Irak, 17 décembre, drapeau, Kurdistan Bruno Teissier

17 décembre : la journée du drapeau kurde

Au Kurdistan irakien, on célèbre chaque 17 décembre un drapeau qui a accompagné un siècle de lutte des Kurdes de Turquie, d’Iran, d’Irak et de Syrie. Il reprend les couleurs pan iraniennes que l’on retrouve aussi sur les drapeaux de l’Iran et du Tadjikistan.

 

Au Kurdistan irakien, le 17 décembre est la Journée du drapeau kurde (Roja Ala Kurdî) (ڕۆژی ئاڵای کورد), celui qui a été adopté en 1992 par le Kurdistan du Sud qui vit dans une situation d’autonomie de fait, au nord de l’Irak.

La date retenue, en 1999, pour cette célébration annuelle est l’anniversaire du 17 décembre 1946, lorsque ce drapeau a été utilisé pour la première fois par une éphémère république du Kurdistan fondée au nord-ouest de l’Iran, appelée aussi République de Mahabad, nom de sa capitale. Fondée en janvier 1946, elle a disparu en décembre de la même année écrasée par l’armée iranienne, appuyée par les États-Unis.

Ce drapeau, toutefois, est bien plus ancien, il a été créé en 1919 à Istanbul par la Société pour l'essor du Kurdistan (CTK) et arboré à Paris lors de la conférence de Paix, en 1920, par les premiers dirigeants du mouvement nationaliste kurde. La première fois qu’il fut brandi au Kurdistan, c'était au début du mois de mars 1921 , lorsque Elişer et Nuri Dêrsimi l’ont hissé à Emraniya Dêrsim, sur la montagne Koçgir, peuplée de Kurde. 

Ce drapeau, connu sous le nom d’Ala Rengîn (drapeau coloré), fut aussi celui d’une république kurde de l’Ararat, fondée en octobre 1927 aux confins de la Turquie et de l’Arménie, par Khoyboun (Xoybûn), une organisation kurde créée au Liban. Mais, cet État, imaginé lors du soulèvement kurde des années 1926-1930, n’a pas eu le temps de s’organiser.

Ce drapeau reprend les couleurs pan iraniennes que l’on retrouve aussi sur les drapeaux de l’Iran et du Tadjikistan. Leur origine remonte à l’antique Empire achéménide qui dominait la région plusieurs siècles avant J.-C. Le rouge était la couleur de la noblesse, la valeur militaire, le sang du sacrifice pour une noble cause. Celle des martyrs de la cause kurde, telle qu’elle est interprétée aujourd’hui. Le blanc est symbole de pureté morale, de spiritualité ; les Kurdes en ont fait le symbole de l’égalité et de la paix à laquelle ils aspirent depuis un siècle. Le vert, symbolise la nature, la prospérité, la jeunesse. Le vert des paysages du pays des Kurdes, affirment ces derniers. Quant au soleil jaune avec ses 21 rayons, c’est un symbole commun aux traditions religieuses autochtones kurdes yazdaniennes : le yézidisme, le yarsanisme, l'alévisme… Les 21 rayons sont également très souvent associés au 21 mars, qui est la date du Newroz kurde.

Le drapeau kurde du Rojava (région kurde du nord-est de la Syrie), ne présente pas de soleil, mais un drapeau jaune, rouge et vert, en bandes horizontales. Cependant, le Mouvement pour une société démocratique (TEV-DEM) qui contrôle la région a un soleil jaune et ses 21 rayons pour emblème. Depuis quelques jours, les Kurdes du Rojava ont toutefois hissé le nouveau drapeau syrien, en signe d’allégeance.

Un article de l'Almanach international des éditions BiblioMonde, 17 décembre 2024

Des élèves de l'école internationale Sarwaran, au Kurdistan irakien célèbrent la Journée du drapeau kurde.

 
Lire la suite

15 novembre : le Brésil célèbre son régime républicain

Pour ce 135e anniversaire de la république, le drapeau brésilien est hissé dans tout le pays. La journée est traditionnellement marquée par des défilés et des concerts dans les rues. Le 15 novembre est une fête nationale au Brésil.

 

Pour ce 135e anniversaire de la république, le drapeau brésilien est hissé dans tout le pays. La journée est traditionnellement marquée par des défilés et des concerts ont lieu dans les rues. Le 15 novembre est une fête nationale au Brésil  depuis 1949 sous le nom de Jour de la proclamation de la République (Dia da Proclamação da República).

Cette fête nationale brésilienne est l’anniversaire du coup d’État du 15 novembre 1889 qui a renversé la monarchie. Deux jours plus tard, l’empereur Pedro II et sa famille, chassés du Brésil, s’embarquaient pour Lisbonne. Ils avaient perdu leurs derniers soutiens, l’Église catholique et les grands propriétaires caféiculteurs qui s’estimaient lésés par l’abolition de l’esclavage (le 13 mai 1888). Quant à l’armée qui sortait de la guerre avec le Paraguay, elle se considérait mal récompensée. C’est elle qui va renverser le régime en place depuis 1822.

L'événement a eu lieu à Rio de Janeiro, alors capitale de l'Empire du Brésil, lorsqu'un groupe de soldats de l'armée brésilienne, dirigé par le maréchal Manuel Deodoro da Fonseca, a déposé l’empereur et établi un gouvernement républicain provisoire. Avec la proclamation de la République, le maréchal Deodoro da Fonseca est aussitôt devenu le premier président du Brésil. L'organisation de la république sera conforté par la promulgation d'une nouvelle Constitution qui s’inspirait du fédéralisme nord-américain et du positivisme français. Le texte change également le nom du pays, qui devient désormais « États-Unis du Brésil ». Ce n'est qu'en 1968 que le Brésil acquiert son nom actuel de République fédérative du Brésil.

Durant cette période, le Brésil a vu naître des symboles, comme l'hymne au drapeau et le drapeau national, lui-même figure des éléments caractéristiques de la pensée positiviste qui a inspiré les militaires putschistes. Les mots écrits sur la bande centrale qui recouvre le cercle bleu du drapeau national , « ordre et progrès » est une devise positiviste qui estime que le progrès social ne peut reposer que sur l'ordre et la discipline, aussi bien de la part des individus que de l’ensemble de la société. Une doctrine qui découle de la sociologie d’Auguste Comte, un penseur français qui a longtemps été vénéré au Brésil au point que des temples lui sont dédiés.

Un article de l'Almanach international des éditions BiblioMonde, 14 novembre 2024

Le drapeau brésilien, institué le 19 novembre 1889

Proclamation de la République , 1893, huile sur toile de Benedito Calixto (1853-1927).

 
Lire la suite
1777, États-Unis, drapeau, 11 juin Bruno Teissier 1777, États-Unis, drapeau, 11 juin Bruno Teissier

14 juin : le jour du drapeau américain

Le 14 juin est le Jour du drapeau (Flag Day) aux États-Unis. Cette fête commémore l'adoption du drapeau des États-Unis par le deuxième Congrès continental le 14 juin 1777.

 

Le 14 juin est le Jour du drapeau (Flag Day) aux États-Unis. Cette fête commémore l'adoption du drapeau des États-Unis par le deuxième Congrès continental le 14 juin 1777. La résolution sur le drapeau prévoyait « que le drapeau des treize États unis soit composé de treize bandes, alternées de rouge et de blanc ; que l'union soit de trois étoiles, blanches sur un champ bleu, représentant une nouvelle constellation. » Dès cette époque, il est surnommé le le Stars and Stripes (Étoiles et Bandes).

Le Jour du drapeau a été fixé par le président Woodrow Wilson en 1916. Mais ce n’est que le 3 août 1949, que la Journée du drapeau national a été instituée. Officiellement, cette fête n’est pas fédérale, mais tous les Américains célèbrent chaque année le Jour du drapeau. Pendant la Semaine du drapeau national, le drapeau est affiché sur tous les bâtiments gouvernementaux. Parfois, des défilés et des événements sont organisés par certaines organisations pour célébrer le drapeau américain et tout ce qu'il représente.

Il existe une Fondation nationale du Jour du drapeau qui célèbre chaque année un Jour du drapeau le deuxième dimanche de juin, soit un jour différent de la célébration du gouvernement fédéral américain. Cette journée a eu lieu le 9 juin 2024, la prochaine est prévue le 8 juin 2025.

Un article de l'Almanach international des éditions BiblioMonde, 13 juin 2024

Affiche du 140e Jour du drapeau américain, 1777-1917. L'anniversaire des étoiles et des rayures, le 14 juin 1917. 

 
Lire la suite
1998, Philippines, bataille célèbre, 28 mai Bruno Teissier 1998, Philippines, bataille célèbre, 28 mai Bruno Teissier

28 mai : la journée du drapeau philippin

C’est la 126e célébration de la Journée du drapeau national philippin, en souvenir du jour où le drapeau a été hissé pour la première fois après la victoire de la bataille d'Alapan le 28 mai 1898.

 

Ce 28 mai marque la 126e célébration de la Journée du drapeau national philippin (Día de la Bandera Nacional de Filipinas), en souvenir du jour où le drapeau a été hissé pour la première fois après la victoire de la bataille d'Alapan le 28 mai 1898, avant d’être officiellement déployé lors de la proclamation de l'indépendance le 12 juin suivant. Partout dans le pays le drapeau est levé, il flottera au moins jusqu’au 12 juin, jour de la fête nationale, voire jusqu’au 30 juin.

La bataille d'Alapan, le 28 mai 1898, a opposé les révolutionnaires philippins dirigés par Aguinaldo et les troupes espagnoles. Ces dernières furent vaincues et les révolutionnaires reprirent la province de Cavite. Après la bataille, Emilio Aguinaldo est entré dans la ville de Cavite et a déployé, pour la première fois, le futur drapeau national.

Le drapeau a été conçu en 1897 par Emilio Aguinaldo, le futur premier président des Philippines. Les couleurs avaient été choisies pour remercier les États-Unis de leur aide contre les Espagnols. Ce fait est peu raconté car les Philippines sont, très vite, devenues une colonie américaine (jusqu’en 1946) et son drapeau national a été interdit jusqu’en 1919 ! Le tout premier exemplaire avait été cousu en 1898 à Hong Kong par Marcela Agoncillo, sa fille Lorenza et Delfina Herbosa de Natividad, la nièce de José Rizal.

Ce drapeau a une particularité : en temps de guerre, la réglementation prévoit qu'il doit être hissé inversé, le rouge en haut, le bleu en bas. Si bien qu’il ne faut pas se tromper en le hissant.

Un article de l'Almanach international des éditions BiblioMonde, 26 mai 2024

Marcela Agoncillo, sa fille Lorenza, et Delfina Herbosa de Natividad

 
Lire la suite
Bruno Teissier Bruno Teissier

2 mai : la Pologne fête sa diaspora et son drapeau

Cette journée qui fait un pont entre deux jours fériés est à la fois la fête du drapeau national et celle de la diaspora, en particulier aux États-Unis où les festivités sont nombreuses.

 

Cette journée n’est pas fériée même si beaucoup de Polonais la prennent en congé car elle est située entre deux jours fériés : le 1er mai et la fête nationale polonaise qui sont deux jours chômés en Pologne.

En 2004, en vue du 60e anniversaire de la fin de la Seconde Guerre mondiale, le Parlement a institué une Journée du drapeau polonais (Dzień Flagi Polskiej) afin de commémorer le jour où des soldats polonais ont placé leur drapeau national sur la colonne de la victoire (Siegessäul) à Berlin ainsi que sur le Reichtag. L'Armée rouge et l'Armée populaire polonaise ont, ensemble, occupé Berlin après de violents combats contre les nazis allemands. À l’époque communiste, le drapeau polonais était, chaque année, arboré ce jour-là afin d’éviter qu’il ne soit brandi le 3 mai, dont la commémoration a été interdite de 1947 à 1990.

En 2002, le Parlement polonais (Sejm) avait aussi créé une Journée de la diaspora polonaise (Dzień Polonii i Polaków za Granicą , littéralement « la Journée de la diaspora polonaise et des Polonais à l'étranger »). Cette fête est célébrée dans toute la diaspora, en particulier aux États-Unis où vit la plus grandes communautés polonaises, mais aussi au Royaume-Uni, en Allemagne, au Brésil, en Biélorussie, en France, au Canada et en Israël (principalement des Juifs polonais et des membres de leurs familles venus en Israël sous la loi du retour)... Cette fête est relativement récente alors que le drapeau de la Pologne qui date du XIXe siècle, a été officiellement adopté en 1919.

Un article de l'Almanach international des éditions BiblioMonde, 1er mai 2024

Berlin, le 2 mai 1945

 
Lire la suite
1797, Italie, drapeau, 7 janvier Bruno Teissier 1797, Italie, drapeau, 7 janvier Bruno Teissier

7 janvier : l’Italie fête son drapeau tricolore

L’évènement est récent, la Fête du Tricolore a été célébrée pour la première fois en 1997 à Reggio Emilia à l’occasion du bicentenaire de son adoption. C’est en effet, le 7 janvier 1797 que la très éphémère république Cispadane, puis du futur royaume d’Italie.

 

L’évènement est récent, la Fête du Tricolore (Festa del Tricolore) a été célébrée pour la première fois en 1997 sous le nom de Jour du drapeau national (Giornata Nazionale della Bandiera) à Reggio Emilia à l’occasion du bicentenaire de son adoption. C’est en effet, le 7 janvier 1797 que la très éphémère république Cispadane, créée par Napoléon lors de sa conquête de la péninsule, a adopté le drapeau qui sera plus tard celui de l’Italie. Ce n’était pas sa toute première apparition, puis que ce drapeau calqué sur celui de la France révolutionnaire a été arboré dès 1789 par des soutiens italiens de ce qui se passait alors en France.

Le drapeau tricolore fut montré pour la première fois à l'étranger, en 1797, à Vienne par le représentant de la République cispadane, le comte Ferdinando Marescalchi, après le traité de Campo Formio. Considéré comme un symbole révolutionnaire, il fut critiqué et a même suscité des menaces d'attentats contre la résidence du diplomate. Il aurait pu disparaître avec la fin de la petite république, le 29 juillet 1797, si Carlo Alberto, roi de Sardaigne, n’avait compris que ce drapeau tricolore, avec les armoiries de Savoie, était le meilleur symbole de l’unité nationale pour lutter contre l’Autriche et faire naître l’Italie. C’est donc sous cette bannière que s’est fait le Risorgimento.

Le drapeau actuel, dépouillé de toutes armoiries a été adopté par la république en juin 1946, il sera confirmée plus tard dans l'article 12 de la Constitution sans que sa couleur précise ne soit notée. Ce n’est qu’en 2006 qu’une commission parlementaire finit par établir le codage des couleurs avec les codes Pantone suivants : vert fougère (17-6153 TCX), blanc brillant (11-0601 TCX) et rouge écarlate (18-1662 TCX).

À Reggio Emilia, sur la place Pramolini, la cérémonie débute à 10h., en en présence du maire, Luca Vecchi, ainsi que des autorités civiles et militaires. Les honneurs militaires sont rendus aux autorités, avant la levée du drapeau et le chant de l'hymne national. Après le discours du maire (à 10h45), le soir un concert est donné dans la Salle du Tricolore, attenante du Musée du Tricolore.

Ce dimanche 7 janvier 2024, pour la Fête du Tricolore , la relève de la garde d'honneur sous forme "solennelle" se déroule à partir de 15h sur la Piazza del Quirinale, avec le déploiement et le défilé du Régiment de Cuirassiers et la Fanfare du IV Carabinieri.

Ce même jour, les associations de Combat et d'Armes de la Ville de Vittorio Veneto, à l'occasion de son 227e anniversaire, célèbrent elles aussi la Fête Tricolore. La cérémonie se déroule ce dimanche, à 11 heures au sanctuaire des Drapeaux, sur la Piazza Foro Boario. La levée solennelle du drapeau est suivie d'un discours à cette occasion.

Un article de l'Almanach international des éditions BiblioMonde, 6 janvier 2024

 

Le Président de la République Sergio Mattarella lors de son entrée dans la Sala del Tricolore à l'occasion du 220e anniversaire de la naissance du Premier Tricolore, en 2017. (source : quirinale.it)

Lire la suite
1991, Ukraine, Crimée, drapeau, 26 juin Bruno Teissier 1991, Ukraine, Crimée, drapeau, 26 juin Bruno Teissier

26 juin : le jour du drapeau tatar de Crimée

Le drapeau des Tatars de Crimée a été adopté par l'Assemblée nationale des Tatars de Crimée en 1917, puis rétabli le 26 juin 1991, peu avant la chute de l’URSS. À nouveau sous occupation russe, la Crimée n’est actuellement pas en mesure de célébrer son drapeau national, celui du peuple qui y vivait avant l’arrivée des Russes.

 

Le drapeau des Tatars de Crimée a été adopté par l'Assemblée nationale des Tatars de Crimée (kurultai ou qurultay) en 1917, peu après la Révolution de février dans l'Empire russe. Leur pays était occupé depuis un peu plus d’un siècle par les Russes. La Révolution russe de février 1917 leur donna pour la première fois l’occasion d’exprimer leur identité nationale et leur aspiration à s’autogouverner.

Toute expression nationale des Tatars sera ensuite interdite pendant l’époque soviétique, il faudra attendre le 26 juin 1991, pour qu’un deuxième kurultai se réunisse. Deux ans auparavant, les Tatars de Crimée avaient commencé à revenir en Crimée après leur expulsion de 1944. Ce 26 juin 1991, le kurultai a officiellement rétabli le drapeau tatar de Crimée comme comme leur drapeau national. C’est cet anniversaire qui est célébrée chaque 26 juin, Jour du drapeau tatar de Crimée (Sinda qirimtatar bayraginiñ künü). La célébration, toutefois, se limite à la diaspora (en Turquie, au Canada…) car l’expression de l’identité tatare est aujourd’hui à nouveau brimée dans la Crimée occupée par l’armée russe.

Le drapeau tatar de Crimée est une bannière bleu clair avec un emblème jaune (doré) dans le coin supérieur gauche. La couleur bleue est traditionnellement associée aux peuples turcs, alors que l'emblème est un tamga, un sceau abstrait utilisé par les peuples nomades eurasiens. Ce tamga particulier était autrefois le symbole officiel de la maison de Giray, la dynastie qui a régné sur le khanat de Crimée du début du XVe siècle jusqu'à son annexion par l'Empire russe en 1783. Au XXe siècle, les Tatars de Crimée ont adopté le tamga de Giray comme symbole national.

Un article de l'Almanach international des éditions BiblioMonde, 26 juin 2023

 

À gauche, l’emblème des Tatars et leur drapeau ; à droite, ceux de l’Ukraine. Image publiée par Refat Chubarov, président du Mejli.

Lire la suite
1947, Pakistan, drapeau, 11 août Bruno Teissier 1947, Pakistan, drapeau, 11 août Bruno Teissier

11 août : le Pakistan célèbre son drapeau

Le Jour du drapeau au Pakistan est observé le 11 août car c’est l’anniversaire de son adoption.

 

Le Jour du drapeau au Pakistan est observé le 11 août car ce jour-là en 1947, le premier Premier ministre, Liaquat Ali Khan, a présenté le drapeau national du Pakistan à l'Assemblée constituante du Pakistan qui l’a officiellement adopté. C’était quatre jours avant que le Pakistan déclare son indépendance.

Le drapeau national du Pakistan a été conçu par Ameer-ud-din Kidwai. C’est un champ vert avec un croissant de lune blanc et une étoile à cinq rayons en son centre, et une bande blanche verticale du côté mât. La couleur verte représente l'islam, la couleur blanche représente les minorités religieuses, et le croissant et l'étoile sont respectivement les symboles du progrès et de la lumière. Le drapeau dans son ensemble symbolise l'engagement du pays envers l'islam et, en principe, les droits des minorités religieuses.

Le drapeau du Pakistan est inspiré du drapeau de la All-India Muslim League, un parti politique qui existait dans l'Empire britannique des Indes. Ce parti a lutté pour la partition de l'Inde britannique et l'établissement d'un État-nation séparé à majorité musulmane. Le drapeau de la All-India Muslim League, créé en 1906, à son tour, en s'inspirant de ceux du sultanat de Delhi, de l'Empire ottoman et de l'Empire moghol.

Le drapeau national du Pakistan est hissé le jour de l'indépendance, le jour du Pakistan et l'anniversaire de Quaid-e-Azam. Ill est mis en berne lors des anniversaires de la mort de Quaid-e-Azam (11 septembre), Allama Iqbal (21 avril) et Liaquat Ali Khan (16 octobre). Il est également hissé chaque matin dans de nombreuses écoles, édifices gouvernementaux et bureaux au son de l'hymne national.

Un article de l'Almanach international des éditions BiblioMonde

 
Lire la suite
1640, Portugal, 1er décembre, Drapeau, indépendance Bruno Teissier 1640, Portugal, 1er décembre, Drapeau, indépendance Bruno Teissier

1er décembre : le Portugal fête son indépendance

Le Portugal fête la restauration de son indépendance après quatre décennies d’occupation espagnole au XVIIe siècle et célèbre son drapeau.

 

Le Portugal a bien failli disparaître comme État indépendant de la péninsule ibérique quand, à la mort du jeune roi Sébastien sans héritier, en 1581, il est tombé sous la coupe des Habsbourg d’Espagne. C’est ce qui est arrivé un jour à la Catalogne... Le Portugal n’était plus qu’une simple province du royaume d’Espagne et le serait resté sans le soulèvement de la petite noblesse, le 1er décembre 1640, contre les Espagnols qui occupent leur pays depuis quatre décennies. Miguel de Vasconcelos, le représentant de l'Espagne à Lisbonne est tué. En portant sur le trône l'un des siens, le duc Jean de Bragance, cette révolte a rendu son indépendance au Portugal. Cette Restauration de l’indépendance valait bien un jour férié : le Dia da Restauração da Independência.

Le 1er décembre est un jour férié depuis la seconde moitié du XIXe siècle. C’est même le plus ancien jour férié en vigueur. En 2012, dans le cadre d'un ensemble de mesures visant à augmenter la productivité, un gouvernement de droite avait décidé de supprimer le jour férié du 1er décembre. Ce qui suscita maintes protestations et pétition, si bien que cette fête patriotique a été rétablie comme jour férié en 2016 à la faveur du retour de la gauche au pouvoir.

Il est de coutume de célébrer cette fête sur la Praça dos Restauradores, à Lisbonne, où est également célébrée la Journée du drapeau. Celui-ci ayant été présenté pour la première fois le 1er décembre 1910, à l’occasion du 270e anniversaire du rétablissement de l’indépendance.

Un article de l'Almanach international des éditions BiblioMonde, 30 novembre 2021

 
Lire la suite
Roumanie, 1848, Drapeau, 26 juin Bruno Teissier Roumanie, 1848, Drapeau, 26 juin Bruno Teissier

26 juin : le drapeau roumain

La Roumanie fête son drapeau adopté en 1848 quand le gouvernement révolutionnaire a décrété le tricolore comme drapeau national pour tous les Roumains.

 

La Roumanie fête son drapeau adopté en 1848 par le gouvernement révolutionnaire. S’inspirant du drapeau français, celui-ci avait décrété le tricolore actuel comme drapeau national pour tous les Roumains le 26 juin 1848. La Journée du drapeau national (Ziua drapelului național al României) a été instaurée en 1998 à l’occasion de 150e anniversaire. Ce jour férié n’est pas un jour chômé.

Pour les deux principautés roumaines, les Règlements organiques de 1831 avaient fixé les couleurs symboles de chacune : bleu et rouge pour la Moldavie et bleu et jaune pour la Valachie. Selon la légende, le drapeau roumain serait, en effet, un mixte des deux drapeaux des deux principautés qui ont formé le pays. Jusqu’en 1848, les bandes étaient horizontales. En 1918, la Transylvanie, le Banat et la Bukovine se sont joints à la Roumanie sans que le drapeau soit modifié.

À partir de 1918, Tricolorul românesc était orné des armoiries royales, remplacées, ensuite, par des symboles communistes de 1947 à 1989. Au moment de la chute du régime communiste, on a donc arboré un drapeau avec un trou en son centre comme symbole de la révolution.

Le Tchad possède le même drapeau bien que chacun des deux pays affirme que les nuances du bleu diffèreraient, celle du Tchad serait plus foncée. Andorre et la Moldavie ont également le même tricolore mais mais frappé en son centre d’un blason.

Un article de l'Almanach international des éditions BiblioMonde, 24 juin 2021

 
Pour nous aider à faire vivre l’Almanach BiblioMonde, pensez à un petit don de temps en temps, vous pouvez le faire sur Tipeee

Pour nous aider à faire vivre l’Almanach BiblioMonde, pensez à un petit don de temps en temps, vous pouvez le faire sur Tipeee

Lire la suite
1965, Drapeau, Canada, 15 février Bruno Teissier 1965, Drapeau, Canada, 15 février Bruno Teissier

15 février : le Canada célèbre son drapeau

Le 15 février 1965, le Canada hissait pour la première fois son drapeau national arborant une feuille d’érable rouge sur fond blanc, sur la colline du parlement d’Ottawa. En mémoire de ce jour, le Canada célèbre le Jour du drapeau national du Canada.

 

Le 15 février 1965, le Canada hissait pour la première fois son drapeau national arborant une feuille d’érable rouge sur fond blanc, sur la colline du parlement d’Ottawa. On le doit à un historien canadien, George Francis Gillman Stanley (1907-2002)

C’est au XIXe siècle que la feuille d’érable apparaît comme symbole de l’identité canadienne. On la retrouve partout dans la culture populaire : dans les livres et les chansons, et sur les pièces de monnaie, les insignes, les bannières et bien d’autres objets. Les couleurs du Canada, le rouge et le blanc, ont été officiellement adoptées en 1921. Mais, il a fallu plusieurs décennies encore pour que le Canada rompe le cordon symbolique qui le reliait au Royaume-Uni. Jusque-là, le drapeau du Canada arborait un Union Jack (drapeau britannique sur fond rouge) et était connu sous le nom de Red Ensign. Mais d’être confondus avec des Anglais créait des situations compliquées. En 1956, par exemple, les casques bleus canadiens (représentant un pays neutre dans la crise de Suez), se sont fait refouler par le gouvernement égyptien sous prétexte que leur drapeau figurait celui de l’un des pays agresseurs : le Royaume-Uni. Cet événement fit prendre conscience qu’il était temps, pour ce dominion de changer de symbole. Il est vrai que la nationalité canadienne n’existe que depuis 1947 et que le Canada n’est totalement souverain que depuis… 1982, date du rapatriement de la constitution canadienne de Londres à Ottawa.

Le Jour du drapeau national du Canada (National Flag of Canada Day) a été instauré en 1996. Depuis, la journée du 15 février est, chaque année, marquée par des cérémonies publiques et des programmes éducatifs dans les écoles sur l’histoire de l'Unifolié, comme on surnomme le drapeau à feuille d’érable (The Maple Leaf Flag en anglais). 

Un article de l'Almanach international des éditions BiblioMonde, 14 février 2021

 
drapeau canada.png
Lire la suite
1989, Brésil, Drapeau, 19 novembre Bruno Teissier 1989, Brésil, Drapeau, 19 novembre Bruno Teissier

19 novembre : l'anniversaire du drapeau brésilien

Connu familièrement sous le nom de Verde e amarela (le vert et jaune), le drapeau brésilien a été adopté le 19 novembre 1889, soit quatre jours après la proclamation de la république.

 

Connu familièrement sous le nom de Verde e amarela (le vert et jaune), ou encore Auriverde (l’or-vert), le drapeau brésilien a été adopté le 19 novembre 1889, soit quatre jours après la proclamation de la république. À l’origine, il avait été créé en 1822 par le peintre français Jean-Baptiste Debret pour l’empereur du Brésil. Le vert était la couleur des Bragance et le jaune , celle des Habsbourg, la famille de son épouse. Au centre figuraient les armes du Brésil, elles ont été remplacées par un ciel étoilé et une devise « Ordem e Progresso » inspirée de la devise du philosophe français Auguste Comte « L'amour pour principe et l'ordre pour base ; le progrès pour but ».

Les étoiles dessinées à l'intérieur de la sphère bleue sont une représentation du ciel de Rio de Janeiro, à 8h30 le 15 novembre 1889, date et heure de la proclamation de la république brésilienne. Les étoiles représentent les 21 États (à l’époque), on en a rajouté 6 en 1992. La seule étoile au-dessus de l'inscription s'appelle Spica, l'étoile la plus brillante de la constellation de la Vierge. Elle représente l'État du Pará, qui, en 1889, correspondait au plus grand territoire au-dessus du parallèle de l'Équateur.

Il est célébré chaque 19 novembre, Jour du drapeau (Dia da Bandeira do Brasil), notamment par un hymne créé en son honneur : Hino à Bandeira Nacional. La loi brésilienne prévoit qu’une cérémonie est organisée chaque 19 novembre dans les casernes pour l'incinération des drapeaux en mauvais état. Ceux-ci doivent être remis à la police. Il n’est pas permis de les détruire soit même.

Le drapeau hissé en permanence sur la Praça dos Três Poderes, à Brasilia, est le plus grand drapeau national du pays, avec 286 mètres carrés et 90 kilos, soutenu par un mât de 100 mètres de haut. Le premier dimanche de chaque mois, il est remplacé, lors d'une cérémonie publique opérée alternativement par la Marine, l'Armée, l'Aéronautique et le Gouvernement du District Fédéral (GDF).

Le 19 novembre n’est pas une fête nationale mais, des cérémonies de lever des drapeaux sont ponctuellement organisées à midi ce jour-là, partout dans le pays.

Un article de l'Almanach international des éditions BiblioMonde, 19 novembre 2020

 
bandeira.png
Lire la suite