L’Almanach international

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Saisons, Norvège, Lettonie, Slovénie, vie de saint Bruno Teissier Saisons, Norvège, Lettonie, Slovénie, vie de saint Bruno Teissier

12 mars : le printemps s'annonce ici et là

Dans plusieurs pays d’Europe ont lieu des festivités liées à l’arrivée du printemps. Le 12 mars correspondait autrefois au 21 mars du calendrier julien, ce jour était connu comme la Saint-Grégoire.

 

Des festivités liées à l’arrivée du printemps ont lieu le 12 mars dans plusieurs pays d’Europe. Le 12 mars correspondait autrefois au 21 mars du calendrier julien, ce jour était connu comme la Saint-Grégoire. En 1969, le Vatican a déplacé ce saint au 3 septembre mais dans certains pays la journée est restée comme le « Jour de Grégoire ».

En Slovénie, Gregorjevo est la journée des amoureux, l’équivalent de la Saint-Valentin ailleurs. Les oiseaux ne sont-ils pas censés nicher dès le premier jour du printemps ? Le 12 mars, il est coutume de faire flotter sur les rivières des bateaux en papier en forme maison, appelés gregorčki et chargé d’un mot d’amour. Les enfants font des concours de la plus belle maison flottante. Le soir, on la fera flotter avec une bougie allumée pour la regarder s’éloigner au fil de l’eau. Les jours rallongent, on n’a plus besoin de l’éclairage artificiel.

En Lettonie, en ce Jour de Grégoire (Gregora diena), on guette le renard ; s’il sort de son hibernation, c’est que le printemps est imminent. Sinon, l’hiver durera encore 2 semaines. Une coutume qui rappelle le Jour de la marmotte observée par les Canadiens le 2 février.

Quant aux îles Féroée, elles célèbrent aujourd’hui leur oiseau national, l’huitrier-pie, appelé localement le tjaldur, qui rentre de son lieu d’hivernage. Une fête est organisée dans la capitale chaque 12 mars.

Un article de l'Almanach international des éditions BiblioMonde, 11 mars 2020

 
Vol de tjaldur aux îles Féroé

Vol de tjaldur aux îles Féroé

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1991, Bangladesh, Inde, fête du printemps Bruno Teissier 1991, Bangladesh, Inde, fête du printemps Bruno Teissier

13-14 février : Pohela Falgun, le premier jour du printemps des Bengalis

Pohela Falgun est le premier jour du printemps du mois de Falgun, le onzième mois du calendrier bengali.  Après la sécheresse de l'hiver, de nouvelles feuilles commencent à pousser sur les arbres et la nature orne les branches de nouvelles fleurs colorées comme les vêtements traditionnels que portent les jeunes gens ce jour-là.

 

En bengali, pohela signifie « premier » et Falgun est le onzième mois du calendrier bengali. Au Bangladesh Pohela Falgun (পহেলা ফাল্গুন) tombait autrefois le 13 février, mais depuis une modification locale du calendrier bengali (en 2020), elle est célébrée le 14 février, soit le même jour que la Saint-valentin. Depuis les deux fêtes ont tendance à fusionner chez les Bangalais. D’autant que l’une a été inventée alors que l’autre commençait seulement être connue en Asie. En effet, Pohela Falgun est une fête récente, elle a été lancée en 1991 par des étudiants de la Faculté des Beaux-Arts de l’Université de Dhaka, capitale du Bangladesh où ont lieu chaque année divers événements culturels.

Pohela Falgun est également fêtée en Inde et connue sous le nom de Basanta Utsab (বসন্ত উৎসব, littéralement, la « Fête du Printemps ») au Bengale Occidental mais aussi dans les autres États indiens qui ne sont pas de culture bengalie, notamment l'Assam, le Tripura, le Jharkhand et l'Orrisa. En Inde, on a conservé la date du 13 février.

Pohela Falgun est le premier jour du printemps. Après la sécheresse de l'hiver, de nouvelles feuilles commencent à pousser à nouveau sur les arbres et la nature orne les branches de nouvelles fleurs colorées. Les femmes ont pris l’habitude de s’habiller de saris de couleur bashonti (jaune ou orange) et ornées d'ornements floraux, tandis que les garçons portent des panjabis colorés. Vêtus de tenues traditionnelles, les gens, surtout les jeunes, se pressaient en grand nombre dans les magasins de fleurs et les lieux de sortie. 

Un article de l'Almanach international des éditions BiblioMonde, 12 février 2025

 
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20 mars : ce matin l'équinoxe de printemps (ou d'automne)

Aujourd’hui à 04h06 (heure de Paris), le soleil passe au zénith de l’équateur, cela ne lui arrivera que deux fois au cours de l’année. Dans l’hémisphère nord, c’est l’équinoxe de printemps ; au Sud, c’est au contraire le début de l’automne...

 

Aujourd’hui à 04h06 (heure de Paris), le soleil passe au zénith de l’équateur, cela ne lui arrivera que deux fois au cours de l’année (à nouveau le 22 septembre prochain). Dans l’hémisphère nord, c’est l’équinoxe de printemps (au Sud, c’est au contraire le début de l’automne). À cette date, en principe, la durée du jour est égale à celle de la nuit, c’est étymologie du mot équinoxe. Elle découle d’un calcul théorique. Dans la réalité, l’atmosphère créant un effet de réfraction de la lumière du soleil, même quand celui-ci n’est plus visible, la journée du 20 mars sera un peu plus longue que la nuit. Dans toutes les civilisations, ce phénomène astronomique est symbole de l’arrivée du printemps. Certains en font le début de l’année. Le 16 mars, en Iran et dans tout le monde persan a eu lieu la fête du feu. Comment ne pas faire le rapprochement avec les feux qui chaque année la ville de Valence (sauf en 2021, pour cause de covid). En Alsace, en Suisse, dans le Sud de l’Allemagne, une vieille coutume (la Schiewe­schlawe) fait tournoyer des disques de braises au cours de la même nuit, en formant des ronds lumineux symbolisant le disque solaire. Les Celtes, eux, allumaient des feux à l’aube pour signifier le renouveau de la vie. Quelques mouvements néo-druidriques s’efforcent de nos jours de reproduire ce culte dédié à la déesse Ostrara dont le nom a donné le terme désignant en allemand (Ostern) et en anglais (Easter), la fête de Pâques (4 avril), une fête chrétienne aux origine païenne liée à l’arrivée du printemps et la résurrection de la nature.

Un article de l'Almanach international des éditions BiblioMonde, 18 mars 2024

 
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Printemps, Turquie Bruno Teissier Printemps, Turquie Bruno Teissier

5 mai : une fête turque non musulmane

C’est Hidirellez, une ancienne fête d’origine pré-islamique. Ce soir, on passe une partie de la nuit à danser, à chanter et à faire des buchers par-dessus lesquels on va sauter jusqu’au matin.

 

Ancienne fête d’origine pré-islamique, Hidirellez célèbre, chez les populations turques, sunnites et alévies, l’arrivée du printemps. La fête a commencé dès ce soir (5 mai) pour se poursuivre toute la journée du 6. Comme préparatifs, il y a un grand ménage de la maison, l’achat de vêtements neufs et la préparation de mets et boissons particulièrement soignés. Ce soir, on passe une partie de la nuit à danser, à chanter et à faire des buchers par-dessus lesquels on va sauter jusqu’au matin.

Aujourd’hui, seront organisés d’immenses pique-niques, comme en Égypte lors de la fête le printemps (25 avril). La tradition veut aussi que l’on décore un arbre (nahil) de toutes sortes d’objets en faisant un vœu. Dans la tradition populaire, les prophètes Hizir et Ilyas se sont retrouvés cette journée-là pour faire renaître la nature. Les noms Hizir et Ilyas ensuite réunis ont formé ainsi le mot Hidirellez. Hizir, appelé aussi Al Khidr (en perse), est une figure importante et énigmatique de l’alévisme, cette minorité religieuse issue du chiisme (mais exécrée par l’islam radical) et deuxième en nombre après les sunnites en Turquie.

Certains ont pu assimiler Hizir au prophète Élie, à Bouddha ou encore à Alexandre le Grand ! Pendant la domination ottomane, Hidirellez s’est répandu dans les Balkans où il est devenu Durdevdan (la Saint-Georges) pour les chrétiens (fêté le 6 mai en Bulgarie), Ederlezi pour les Gitans qui en ont fait la fête de tous les Rroms. C’est finalement un beau symbole d’acculturation que cette fête qui rassemble, comme en Égypte, au-delà de toute croyance.

Un article de l'Almanach international des éditions BiblioMonde, 4 mai 2022

 
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Égypte, fête populaire, Printemps Bruno Teissier Égypte, fête populaire, Printemps Bruno Teissier

21 avril : Cham el Nessim, une fête païenne en Égypte

En Égypte, on célèbre Cham el Nessim, une fête très populaire liée à l’arrivée du printemps.

 

On célèbre Cham el Nessim, une fête très populaire liée à l’arrivée du printemps. C’est un jour férié en Égypte.

Cette année encore, les Égyptiens ne feront pas exception à la règle. Ils vont passer l’essentiel de leur journée à l’extérieur, dans les parcs et jardins, au bord du Nil, à la campagne, pour un immense pique-nique qui va réunir gens de toutes générations et de toutes confessions car chrétiens et musulmans seront à l’unisson de Cham el nessim, qui signifie « respirer le zéphyr ». Car c’est bien la nature que l’on vient célébrer, le retour du printemps, le renouveau en quelque sorte. Ainsi, chaque aliment consommé ce jour a une valeur symbolique : la malana (sorte de laitue) pour l’espoir qu’apporte le printemps, le fassikh (poisson salé et séché au soleil) est réputé apporter fertilité et prospérité. Enfin, les enfants offrent des œufs qu’ils ont décorés, lointain souvenir de ­l’Égypte ancienne où l’œuf symbolisait le renouveau. 

À l’époque, la fête de Shah el-Nessim était célébrée le jour de l’équinoxe de printemps car on pensait que ce jour marquait le commencement de la création. Pharaon passait la nuit précédant la fête à prier avec les prêtres et, dès l’aube, Cham el Nassim devenait une grande fête populaire, à laquelle les Égyptiens participaient, toutes classes confondues. La tradition a perduré en se fixant sur le lundi de Pâques (selon le calendrier julien).

Un article de l'Almanach international des éditions BiblioMonde, 2025

 
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Japon, Fêtes traditionnelles, Printemps Bruno Teissier Japon, Fêtes traditionnelles, Printemps Bruno Teissier

3 avril : le pic de la floraison des cerisiers à Osaka

Aujourd’hui, rendez-vous à Osaka pour fêter le hanami (花見), une tradition qui consiste à venir admirer la beauté des fleurs de cerisier Japonais

 

Aujourd’hui, rendez-vous à Osaka pour fêter le hanami (花見), une tradition qui consiste à venir admirer la beauté des fleurs de cerisier Japonais . Cet arbre emblématique du pays un vrai rite pour les Japonais. Chaque jour la télévision informe la progression de la floraison dans le pays du sud au nord du pays. La saison de sakura a démarrée un peu plus tard que l’année dernière. La floraison des cerisiers a débuté à la fin du mois de mars à Kyushu (Okinawa) et les fleurs de cerisier ne s’épanouirons au nord d’ Hokkaido que vers le 10 mai. Ce 3 avril, c’est à Osaka au Expo’70 Park que les festivités accompagnant le pic de floraison ((満開) se déroulent. Des milliers de visiteurs sont attendus.

En région parisienne, cet événement sera célébré dans le parc de Sceaux (Hauts-de-Seine), mais il faudra attendre le 20 avril prochain.

Un article de l'Almanach international des éditions BiblioMonde, 2 avril 2019

 
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