L’Almanach international

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1810, Mexique, 15 septembre, indépendance Bruno Teissier 1810, Mexique, 15 septembre, indépendance Bruno Teissier

15 septembre : le cri de l'indépendance du Mexique

Le rituel est immuable, ce soir à la nuit tombée, le président du Mexique apparaîtra au balcon, brandissant le drapeau national, d’une autre main il sonnera la cloche située au dessus de lui. Il pourra alors lancer le cri de l’indépendance (el grito)…

 

Le rituel est immuable, ce soir vers 23 h., le président du Mexique apparaîtra au balcon, brandissant le drapeau national, d’une autre main il sonnera la cloche située au dessus de lui. Il pourra alors lancer le cri de l’indépendance (el grito), en hommage au père Miguel Hidalgo, qui, en 1810, avait enclenché la révolte contre l’occupant espagnol du fin fond de sa province du Morales.

D’ordinaire, la place du Zocalo, au centre de Mexico, est noire de monde, des stands vendent de la nourriture mais cette année pour éviter la propagation de la covid 19, la principale place du centre de Mexico sera fermée au public. La cérémonie sera retransmise à la télévision à partir de 22h.

Les festivités se poursuivront demain à 10h., 16 septembre, qui est fériée au Mexique, avec un défilé militaire dans la capitale, lui aussi sans spectateur. C’est le Jour de l’indépendance.

À 21h00 (heure du centre du Mexique) ce 15 septembre, Carlos Rivera donnera un concert acoustique du théâtre Xicohténcatl à Tlaxcala. On pourra le suivre via les comptes Twitter et Facebook de @Tlaxcala_TV, ainsi que via le profil Facebook du gouvernement de l'État de Tlaxcala.

Un article de l'Almanach international des éditions BiblioMonde, 14 septembre 2021

 
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1870, Mexique Bruno Teissier 1870, Mexique Bruno Teissier

3 mai : au Mexique, on célèbre Jésus Malverde, le saint patron des narcos

Au Mexique, chaque 3 mai, on vénère Jésus Malverde, personnage probablement imaginaire, auquel les narco-trafiquants vouent un culte.

 

Au Mexique, le 3 mai, on vénère Jésus Malverde, un personnage né en 1870 et mort en 1909, probablement imaginaire mais auquel les narco-trafiquants vouent un culte. Pas seulement eux, le saint (non reconnu par le Vatican) est très populaire. En ces temps de pandémie et de disette pour les plus pauvres, des centaines de personnes font chaque jour la queue devant son principal sanctuaire du « Bandido Generoso » pour recevoir quelques vivres, offerts par… les narco-trafiquants locaux. Le principal de ce Robin des bois local se trouve à Culiacán (Sinaloa), mais il s’en est aussi créé un à Tijuana et dans d’autres villes.

Aujourd’hui, pour son anniversaire, on lui verse du whisky sur la tête, puis on le coiffe d'un chapeau de cow-boy, sur fond de musique stridente : au Mexique, on célèbre ainsi le 150e anniversaire de Jesus Malverde, considéré comme le "saint patron" des trafiquants de drogue. Comme chaque 3 mai, visiteurs (et pèlerins) lui rendent hommage par milliers.

Un article de l'Almanach international des éditions BiblioMonde, 2 mai 2020

 
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Dans le sanctuaire de Culiacán

Dans le sanctuaire de Culiacán

Malverse associé à la Santa Muerte à l’époque du Covid-19

Malverse associé à la Santa Muerte à l’époque du Covid-19

Distribution de vivres aux plus démunis sous les hospices de Jésus Malverde et… des narcos locauxPour nous aider à faire vivre l’Almanach BiblioMonde, pensez à un petit don de temps en temps, vous pouvez le faire sur Tipeee

Distribution de vivres aux plus démunis sous les hospices de Jésus Malverde et… des narcos locaux

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1919, Mexique, 10 avril, révolution Bruno Teissier 1919, Mexique, 10 avril, révolution Bruno Teissier

10 avril : viva Zapata ! Le Mexique rend hommage à son héros

Il y a 100 ans, l’un des héros de la révolution mexicaine était assassiné : Emiliano Zapata. Il s’est juste battu toute sa vie pour que les terres confisquées par les grands propriétaires soient restituées aux petits paysans, de sa région d’origine, le Morelos. S’il est toujours un héros révolutionnaire, le Mexique en a fait un mythe.

 

Il y a 100 ans, l’un des héros de la révolution mexicaine était assassiné : Emiliano Zapata. Le 10 avril 1919, celui-ci tombait dans un piège tendu par un tueur à gages mandaté par le président Carrenza. Il fut abattu à bout portant et son cadavre exhibé à Cuautla petite localité de l’État du Morelos.  On raconte que son cheval blanc a réussi à s'échapper, qu’il court encore dans les montagnes où les paysans l'aperçoivent parfois.

Zapata n’a pas lutté pour de grands idéaux révolutionnaires, mais il s’est battu toute sa vie pour que les terres confisquées par les grands propriétaires soient restituées aux petits paysans, les péones, de sa région d’origine, le Morelos. Lui-même était fils de petits propriétaires d’origine indienne. Aujourd’hui, il continue de symboliser la lutte des paysans mexicains.

Bien après sa mort, les gouvernements ont construit un mythe, un Zapata dont l’image a été totalement lissée effaçant les différences qu'il avait avec Madero et même Carranza, le commanditaire de son assassinat. Chaque 10 avril le Mexique officiel mets tous les drapeaux en berne en hommage au grand homme. En 1979, le président José López Portillo avait même tenté d'exhumer ses restes et de les faire déposer au monument à la Révolution à Mexico. Mais, il en a été empêché par la famille.

Le combat d’Emiliano Zapata n’a pas été vain, la constitution mexicaine de 1917 porte sa marque dans l'article 27 relatif à la réforme agraire. Même si, en 1993, le gouvernement de Carlos Salinas de Gortari a vidé de son sens cet article fondamental en matière agraire. Pas étonnant alors que le 1er janvier 1994, au cri de « ¡Ya Basta ! », surgisse dans le Chiapas, un nouveau mouvement, l’EZLN (Ejército Zapatista de Liberación Nacional), se référant au Zapata des origines. Ce mouvement néo zapatiste, personnalisé par la figure, devenue elle aussi mythique, du sous-comandant Marcos, le révolutionnaire au passe-montagne, a montré que le problème de la répartitions des terres et des richesses au Mexique demeurait un sujet brûlant et que le combat de Zapata restait d’actualité. Aujourd’hui, les Zapatistes du Chiapas sont toujours actifs même si la presse internationale les a un peu oubliés.

Depuis le 1er décembre 2018, le Mexique a, pour la première fois, un président de gauche, Andrés Manuel López Obrador, dit AMLO, qui entend bien honorer, lui aussi, la figure de Zapata. 

L’année 2019 a été placée par l’assemblée des députés sous le patronage de saint Zapata.  Il y aura des médailles commémoratives émises par la Banque du Mexique, une expo de photo dans le métro de Mexico à la station « Zapata », une billet de la loterie nationale à son nom, une série télévise raconte sa vie au grand public… Un colloque réunira des experts les 8 et 9 avril à Cuautla, la ville où il repose. Le mythe n’a pas fini d’être exploité.

Un article de l'Almanach international des éditions BiblioMonde, 9 avril 2019

 
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